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Arthrose : comprendre ses douleurs pour mieux les soulager

Publié le 29 juin 2022

7 minutes de lecture

Arthrose : comprendre ses douleurs pour mieux les soulager

Touchant aujourd’hui près de 10 millions de Français, l’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue et la deuxième cause d’invalidité après les maladies cardio-vasculaires. Un chiffre qui s’explique notamment par le fait que l’arthrose résulte naturellement du vieillissement de nos corps. Éclairage sur les symptômes et les traitements possibles pour soulager vos douleurs.

 

Qu’est-ce que l’arthrose et d’où viennent ces douleurs ?

Selon la définition officielle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’arthrose est « la résultante des phénomènes mécaniques et biologiques qui déstabilisent l’équilibre entre la synthèse et la dégradation du cartilage et de l’os ». En d’autres termes, elle se caractérise par des fissures du cartilage au niveau des articulations, qui peuvent - dans les cas les plus graves - entraîner des érosions, jusqu’à faire disparaître totalement le cartilage de l’os. Cette évolution n’est pas sans conséquences : elle entraîne des douleurs de plus en plus importantes, pouvant aller jusqu’à une perte de mobilité.

Si toutes les articulations peuvent être touchées, elles le sont sur des zones du corps et à des périodes de vie très variables. En effet, si l’arthrose atteint principalement la colonne vertébrale chez les personnes de plus de 65 ans, elle peut également apparaître au niveau des doigts, des genoux et des hanches à la cinquantaine. Plus rarement, d’autres parties du corps ont vocation à être touchées, comme les épaules, les coudes, les poignets ou encore les chevilles.

L’arthrose apparaît généralement aux alentours des 50 ans et continue d’évoluer avec l’âge, les symptômes étant davantage visibles à partir de 65 ans. Dans les faits, cette maladie articulaire touche plus souvent les femmes que les hommes et, ce, pour plusieurs raisons : les os des femmes se fragilisent plus vite que chez les hommes au même âge, notamment par la diminution naturelle du taux d’hormones féminines.

A retenir : le principal facteur de risque étant l’hyperpression des articulations, différents éléments peuvent en être la cause : les antécédents familiaux – principalement pour l’arthrose touchant les mains –, la surcharge pondérale, la ménopause, le diabète ou si des traumatismes osseux et articulaires ont déjà été subis.

 

Arthrose : quels sont les symptômes qui doivent vous alerter ?

Avant toute chose, il faut savoir que l’évolution des symptômes de l’arthrose est généralement très progressive et imprévisible. L’avancée de la maladie, avec les douleurs ressenties, est notamment décorrélée de ce qui peut être perçu sur les radios : même si l’arthrose est décelée grâce à une radiographie, la douleur ne se manifeste pas dès le départ !

C’est particulièrement le cas de l’arthrose de la colonne vertébrale, puisque celle-ci apparaît surtout comme une raideur, qui s’installe très lentement au fil du temps. Les raidissements se font de plus en plus ressentir, en particulier le matin, allant jusqu’à provoquer une réduction de la mobilité. Lorsqu’elle apparaît, la douleur sera dans ce cas localisée dans le bas du dos, mais également au niveau des cervicales.

 

Symptômes de l’arthrose des doigts

L’arthrose des doigts, quant à elle, se traduit progressivement par des déformations irréversibles : elle entraîne l’apparition de petites grosseurs arrondies et peut aller jusqu’à une déviation des articulations. Si tous les doigts peuvent être concernés, le pouce est fréquemment touché. Ce type d’arthrose devient alors particulièrement gênant au quotidien, notamment dans les actes de la vie courante, comme pour tenir des objets, s’habiller, etc.

 

Arthrose du genou et de la hanche

Concernant l’arthrose du genou ou de la hanche, la raideur articulaire se manifeste aussi petit à petit. La douleur, considérée comme mécanique, surviendra plus particulièrement lorsque le corps sera en mouvement, lorsque la partie basse du corps sera sollicitée : pour marcher, monter des escaliers, se lever d’une chaise… Dans certains cas, l’arthrose peut s’accompagner de douleurs inflammatoires, comme un gonflement au niveau du genou par exemple.

 

Avant que les douleurs ne vous envahissent, faites établir un diagnostic !

D’une manière générale, de simples difficultés qui apparaissent pour effectuer des gestes de la vie courante, sont un bon point de repère pour observer l’évolution de vos symptômes. Il peut s’agir, par exemple, d’avoir de plus en plus de difficultés à marcher certaines distances qui auparavant ne posaient pas de problèmes ou d’éprouver des difficultés pour vous habiller ou pour faire votre toilette.

Vous vous reconnaissez dans ces symptômes ? N’hésitez pas à prévoir des examens, la radiographie permettant généralement de poser facilement un diagnostic en constatant les effets sur le cartilage : le pincement articulaire et la présence d’excroissances autour de l’articulation sont les caractéristiques courantes de l’arthrose. Elle confirmera également le stade de l’arthrose et permettra de prévoir le traitement en conséquence.

Bon à savoir : lorsque arthrose n’est pas douloureuse, quand bien même elle serait visible à la radio, elle ne nécessite pas de traitement !

 

Comment soulager vos douleurs liées à l’arthrose ?

Si vous êtes touché par une arthrose qui devient douloureuse, la priorité est bien sûr d’apaiser vos souffrances ! En effet, l’évolution de la maladie ne peut pas être ralentie mais les symptômes peuvent être soulagés. Comment s’y prendre ?

Il est avant tout conseillé de se tourner vers votre médecin traitant. Celui-ci vous accompagnera et vous guidera pour établir le diagnostic avant de vous orienter vers le bon traitement. Selon l’intensité des douleurs et de la gêne occasionnée, les médicaments prescrits auront d’abord vocation à calmer vos maux. Plusieurs solutions sont envisageables selon le niveau de vos douleurs : les antalgiques comme le paracétamol ou le tramadol ; les anti-inflammatoires ; les infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique ; etc.

Des mesures non médicamenteuses sont également recommandées en complément du traitement déjà mis en place. L’objectif ? Limiter au maximum la progression de la maladie, ne pas accentuer la dégénérescence des articulations. Des séances de kinésithérapie pourront vous être prescrites, l’idée étant de favoriser au maximum l’amplitude de vos mouvements et de diminuer la raideur articulaire. Grâce à un travail musculaire, cela permettra également de renforcer les postures et la stabilisation du corps. Le kinésithérapeute sera aussi utile en cas d’intervention chirurgicale, pour favoriser la récupération.

D’autres bonnes pratiques en matière d’alimentation sont à privilégier, notamment afin d’éviter certaines carences et pour diminuer un excès pondéral le cas échéant. Il est aussi recommandé d’éviter de porter des charges lourdes par exemple, et d’adapter votre environnement quotidien pour éviter des difficultés supplémentaires. Dans le dernier cas, lorsque l’arthrose est à un stade très avancé, il peut être nécessaire d’avoir recours à une prothèse par le biais d’une opération chirurgicale, pour remplacer l’articulation défaillante : on parle alors d’arthroplastie.

Enfin, des remèdes naturels peuvent également participer à l’apaisement des douleurs : ortie, cassis, arnica des montagnes ou prêle, sont utilisés pour leurs propriétés reminéralisantes et anti-inflammatoires. N’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin traitant à ce sujet !

Ne confondez pas arthrose et polyarthrite rhumatoïde !

L’arthrite et l’arthrose concernent sensiblement les mêmes parties du corps. Pourtant, elles sont bien distinctes quant aux causes et aux douleurs ressenties ! En premier lieu, la douleur de l’arthrite – y compris lorsqu’elle est immunitaire comme la polyarthrite rhumatoïde – sera inflammatoire : elle apparaît souvent de nuit et elle ne peut être calmée par le repos. En revanche, l’arthrose déclenche des douleurs dites « mécaniques », c’est-à-dire par la mobilisation du corps, qui sont apaisées par l’immobilisation des articulations. La polyarthrite rhumatoïde est notamment considérée comme une maladie auto-immune, elle serait la conséquence d’un dérèglement du système immunitaire et non d’une pression répétée sur les différentes articulations.

Comment prévenir l’apparition de l’arthrose ?

Vous l’aurez compris, l’arthrose apparaît quasi-naturellement avec l’âge et selon plusieurs facteurs de risques. Il est donc conseillé d’éviter certaines mauvaises postures à répétition, et d’essayer de maintenir une activité physique régulière, si cela est possible. Attention toutefois à favoriser les sports qui ne demandent pas d’efforts trop brutaux, à l’image de la natation ou du cyclisme par exemple. Il est également recommandé de s’équiper de chaussures de bonne qualité, et de soigner rapidement tout traumatisme articulaire : ne laissez pas traîner une entorse ! Veillez à garder une bonne posture au quotidien ainsi qu’une alimentation équilibrée. Finalement, il n’y a pas d’âge pour prendre soin de vos articulations ! Vous éviterez ainsi une arthrose trop précoce et trop douloureuse.

 

Cet article pourrait aussi vous intéresser : « Seniors : prévenir les maux par le yoga » !

 

1 - https://www.inserm.fr/dossier/arthrose/

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